programme

 

6.5.2020 de henri pousseur à malika kishino

double programme (18h30 & 20h15)

Le 6 mai 2020 à l'Église Saint-Antoine-et-Sainte-Catherine en Neuvice (Liège), le festival propose un double programme caractérisé par la rencontre entre la musique et d'autres disciplines artistiques telles que la danse et le théâtre.

Ainsi, le festival propose la création mondiale de l'œuvre RA, pour alto, danse et électronique de la compositrice Malika Kishino et développée lors d'une résidence au Centre Henri Pousseur.

Lors de cette soirée, le festival propose également l'œuvre Ex Dei in Machinam Memoria de Henri Pousseur n'ayant plus été jouée depuis presque 40 ans dont la partie électronique a récemment été réactualisée par le Centre Henri Pousseur ainsi que des œuvres des compositeurs belges Luc Brewaeys et Daan Janssens. Des étudiants des départements de musique et de théâtre du Conservatoire Royal de Liège interpréterons des œuvres de Luc Ferrari et Sandeep Bhagwati.


Sur l'œuvre RA :

RA [羅] est un textile traditionnel japonais en soie fin et étincelant et fut introduit au Japon à partir de la Chine au 4ème siècle. RA [羅] est une sorte de lacis de soie qui est produit par la répétition de motif ; les différentes tailles de filets produisent les motifs du textile.

Le Japon a une longue histoire de sériciculture. Pour produire de la soie, la culture du ver à soie y a été développée. Le ver à soie est un petit insecte très domestique dont le cycle de vie est assez court. Après l'éclosion de l’œuf, les vers mettent un mois à devenir assez gros pour filer la soie. Lorsqu'il a suffisamment mangé, le ver à soie bouge la tête en forme de 8 lorsqu’il fait tourner le cocon, et il poursuit ce mouvement circulaire pendant près de 3 jours pour achever le cocon.
Pour obtenir de la soie, les cocons se font ensuite bouillir par l’homme. Ainsi, on peut dire que le bénéfice de la soie repose sur le sacrifice des vers à soie. Ceci est bien la raison pour laquelle dans l'histoire de la sériciculture au Japon, le ver à soie est respecté comme animal sacré.

"Dans RA, j'essaie de remplacer les motifs créés par des trames, des chaînes et des filets à travers le matériel sonore. Des sons tenus ainsi que des trémolos forment les trames, les mouvements ascendants rapides tels que les glissandi et les gammes forment les chaînes, et le silence les filets.
Lorsque ces figures sont jouées par l’alto et entrelacées par les sons électroniques live, ils produisent des textures et des couches sonores. Outre le matériau sonore à motifs, la forme et les gestes par cycles et mouvements circulaires jouent également un rôle très important dans l’œuvre.

L'espace  dessiné par le mouvement des couches sonores donnera la sensation, comme si nous étions entourés par le son de soie, à l'intérieur du cocon." (Malika Kishino)

mercredi 6 mai 2020
18h30 & 20h15

Liège
église sainte-catherine en neuvice


entrée libre


Vincent Royer, alto
Arne Deforce, violoncelle
Toon Fret, flûte
Noëllie Poulain, danse
Étudiants de la classe de musique de chambre de Vincent Royer (Conservatoire Royal de Liège)
Étudiants du département de théâtre du Conservatoire Royal de Liège
Centre Henri Pousseur, électronique

18h30

Luc Ferrari, Et tournent les Sons dans la Garrigue (Réflexion sur l'écriture n°1) pour ensemble et électronique (1977)
Henri Pousseur, Ex Dei in Machinam Memoria, pour instrument mélodique et électronique (1971) ***

20h15

Luc Brewaeys, Black Rock Unfolding pour violoncelle et électronique (2009)
Sandeep Bhagwati, Miyagi Haikus pour 2 violoncelles et guitare électrique  (2011)
Daan Janssens, Titan pour violoncelle et électronique (2020) ***
Malika Kishino, RA pour alto, danse et électronique (2020) **/***

 * création belge  ** création mondiale  *** œuvre développée au Centre Henri Pousseur