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dimanche 12 mai 2019



weekend dÉcouverte au jardin botanique de liÈge

Les samedi 11 et dimanche 12 mai, le festival invite les curieux au Jardin Botanique de Liège et y propose deux jours de miniatures musicales.

Le dimanche, le jeune compositeur liégeois Stefan Hejdrowski présente sa nouvelle composition Allongée sur le vide, pour chant, flûte alto et violoncelle. Elle sera interprétée par l'Ensemble 88.

Le compositeur et violoncelliste Jean-Paul Dessy jouera une improvisation à l'intérieur dans son installation sonore Le Chant des Chauves-Souris.  

Les performances sont données simultanément. Vous pouvez commencer par Allongée sur le vide, et enchaîner à 15h00 avec la performance Le Chant des Chauves-Souris, ou inversement.

Le weekend se clôturera au Parc du Jardin Botanique, par le spectacle de danse À-Plat, dans une chorégraphie de Myriam Gourfink sur une musique de Kasper T. Toeplitz.

Lieu d'accueil : Le Péristyle

14h00 & 15h00
Liège
jardin Botanique

6 €

Ensemble 88
Centre Henri Pousseur, électronique 

Stefan Hejdrowski, Allongée sur le vide pour voix, flûte alto et violoncelle * (2019) (création mondiale)
(30')

Notre époque ouvre un nouveau type de dialogue entre l'Homme et la Nature. Cette dernière n'est plus seulement un objet pur et intact de contemplation mais réagit à nos actions et nous informe sur l'état du monde. Dans Allongée sur le vide, la présence et les actions des musiciens et du public affectent l'installation sonore. Celle-ci est est caractérisée par des sons naturels du jardin botanique, l'étude « Harpe éolienne » de Chopin ainsi qu'un texte du poète Ghérasim Luca. Un orgue imaginaire filtre les sonorités du jardin et évoque de cette façon la limite entre le monde naturel et le monde des inventions humaines. Le public s'isole dans une salle située sous le jardin botanique pour apprendre à mieux écouter son environnement.

Dans cette installation-concert, l'électronique est monumentale et virtuose contrairement à la musique instrumentale qui est souvent fragile et fragmentée. Un dialogue s'ouvre entre ces deux mondes évoquant le paradoxe d'une nature fragile et en même temps extrêmement puissante. L’œuvre est écrite sur des textes des poètes Dickinson, Cummings, Dante et Goethe qui viennent ponctuellement célébrer ou questionner cette nature changeante.

Allongée sur le vide est une commande du Centre Henri Pousseur.

* Œuvre créée dans le cadre du projet Expanded New Music, initié par le Centre Henri Pousseur, Ensemble 88 et Klanghaus et cofinancé dans le cadre du projet People to People Interreg V-A de l'EMR par le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER).

14h00 & 15h00
LIÈGE
JARDIN BOTANIQUE

6 €

Jean-Paul Dessy, composition & violoncelle
Centre Henri Pousseur, électronique

Jean-Paul Dessy, Le Chant des Chauves-Souris, performance & installation sonore (2019) (création mondiale)
(30')

Pour se déplacer, chasser et communiquer entre elles, les chauves-souris ne cessent de produire des sons, de pousser des cris. Leur vie dépend entièrement de leur extraordinaire faculté d’écholocation, de la qualité incomparable de leur ouïe, de la précision et la puissance des sons qu’elles produisent. Ces sons qu’elles ne cessent d’émettre en vol, nous ne sommes pas en mesure de les entendre, ce sont des ultrasons dont la fréquence est trop aigüe pour l’oreille humaine. Mais si nous enregistrons ces vocalises inaudibles et les ralentissons 10 fois alors elles  s’offrent à notre écoute et nous découvrons que ces êtres apparemment silencieux sont en fait de formidables chanteurs. Le Chant des Chauves-Souris consiste à assembler et à composer  leurs voix afin de les faire chanter en chœur.  A écouter dans le noir complet !

Le Chant des Chauves-Souris est une commande du Centre Henri Pousseur.

16h30
LIÈGE
parc du JARDIN BOTANIQUE

gratuit

Myriam Gourfink, chorégraphie
Kasper T. Toeplitz, composition musicale et basse
Didier Casamitjana, percussion
Carole Garriga, Deborah Lary, Véronique Weil, danse
Centre Henri Pousseur, électronique

À-Plat, spectacle pour 3 danseuse, basse électrique et percussion
(30')

Parfois les plus grandes traversées se déroulent dans l'immobilité. C'est l’enjeu de À-Plat :  Myriam Gourfink nous invite à larguer les amarres pour un voyage d'exploration intérieure. Les trois danseuses glissent dans l’espace avec autant de douceur et de légèreté que l’air entre et sort de leurs poumons.

Guidées par leur souffle qui leur permet une concentration accrue, elles évoluent lentement, régulièrement, et sillonnent le lieu en des transports tant physiques que psychiques. Entre la stabilité des musiciens qui ont un statut d’axes à partir desquels le son rayonne, et la mobilité des danseuses, l’espace se reconfigure perpétuellement, doucement agité par une vie interne. L’espace-temps s’étire, ouvrant un champ infini de projections, d’associations, et d’émotions. Il n’y a pas une dramaturgie qui s’impose, il y en a autant que de spectateurs. Une expérience immersive à l’intérieur de la musique de Kasper T. Toeplitz : une architecture pour sons électroniques, électriques et acoustiques.
Si les deux partitions (musicale et chorégraphique) sont d’une durée similaire (un peu plus d'une demi-heure), leurs temporalités sont différentes, et leur parcours autonomes: cette juxtaposition permettant de créer une perception « polyphonique » du spectacle.